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LES CARRIÈRES

Mis à jour : 16 mars 2018

Extrait du site de l’association des Artisans « Laviers et Muraillers de Bourgogne »

Lettre d’information saison 9

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Infos-lithiques, Géologie


Les carrières de Laives (Saône-et-Loire).

Le village de Laives (du nom d'une peuplade gauloise, les Léavi) est constitué de plusieurs hamaux ou quartiers (Sermaisey, Lenoux, St-Bonnet, la Ruée, le Paquier), s'étendant du plateau rocheux jusqu'à la vallée, épousant un relief dont les habitants ont su tirer profit : exploitation du bois et de la pierre sur les hauteurs, culture de la vigne sur les côteaux, production agricole en fond de vallée.

Laives est situé à l'extrémité septentrionale des monts du Mâconnais, bordés à l'ouest par le fossé de la Grosne et à l'est par le fossé de la Saône. Orienté NNE-SSW, cet ensemble monoclinal mesure une cinquantaine de kilomètres du nord au sud pour seulement une quinzaine en largeur.

Ces strates sédimentaires se sont formées durant l'ère secondaire puis ont été soulevées et fracturées lors de la surrection des Alpes durant l'ère tertiaire. Elles sont constituées principalement de calcaire à entroques et de calcaire oolithique. La formation du calcaire à entroques se situe au système jurassique, appartient à la série Dogger, plus précisement à l'étage Aalénien et Bajocien et date de 175 million d'années. C'est une roche bioclastique (du grec bios, vie et klastos, brisé).

Les entroques sont des débris de tiges et de bras (composés de calcite) de crinoïdes autrement appelés "lys de mer". Ces animaux marins, (qui existent encore actuellement) font partie des échinodermes, à l'instar de l'étoile de mer et de l'oursin, qui nous sont plus familiers.

Le calcaire à entroques offre une palette chromatique dans les tons beiges teintés d'ocre, parfois veinés de bleu violacé. Il est grenu, dur, compact et homogène, résistant bien au gel. Les strates de découverte, sujettes à la météorisation se délitent en plaques d'épaisseurs variées offrant ainsi des pierres plates utilisées en couverture.






Les carrières Jacquot Dumont ou du Mont


La formation du calcaire oolithique (du grec ôon, oeuf et lithos, pierre) se situe, lui aussi, au système Jurassique et à la série Dogger mais appartient aux étages Bathonien et Callovien.

Il est composé de concrétions comprenant une enveloppe faite d'une ou deux couches succéssives autour d'un noyau de taille variable, souvent un bioclaste.

Leur diamètre est de 1 à 2 millimètres. Associées entre elles par un 'ciment' calcaire, elles évoquent un amas d'oeufs de poisson, d'où leur nom.

Plus tendre, le calcaire oolithique est également plus gélif. Sa gamme chromatique va du blanc vif à légerement rosé.

Les carrières de Laives, toutes à ciel ouvert, sont exploitées depuis le moyen-âge pour l'édification de monuments d'importances telle l'église St-Martin qui, perchée sur la montagne domine le village et l'abbaye cistercienne de la Ferté, située toute proche.

A la fin du XIXe siècle, on comptait jusqu'à 70 ouvriers répartis sur une dizaine de sites d'extraction.

En activité jusqu'à la moitié du XXe siècle, ces carrières ont fourni des pierres de qualités variées, aussi bien utilisées pour la taille, la couverture, la maçonnerie, les pavages, ou la fabrication de la chaux.

Auteur de l’article : Martin MURIOT


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